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Amnesty International dénonce la détention illégale de demandeurs d’asile dans un nouveau camp financé par l’UE en Grèce

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Paris :, 2 déc. (Cinktank.com) –

Amnesty International a dénoncé ce jeudi que des demandeurs d’asile résidant dans le nouveau camp de réfugiés financé par l’UE sur l’île de Samos, en Grèce, sont illégalement détenus par les autorités grecques à la suite d’une décision du ministre des Migrations et de l’Asile, Notis Mitarachi, qui n’a pas encore été rendu public.

Selon l’organisation, par décision du ministre depuis le 17 novembre, les personnes dépourvues de cartes d’asile – délivrées par le gouvernement – se voient interdire de quitter le camp pour une durée indéterminée, ce qui affecte les personnes qui se sont vu retirer la carte en conséquence. du refus de leur demande d’asile et aux nouveaux arrivants qui n’en ont toujours pas.

Les calculs officiels suggèrent que, pendant plus de deux semaines, environ 100 des 450 personnes, qui se trouvent dans des installations similaires à une prison, ont été empêchées de sortir, ce qui viole leur droit à la liberté personnelle.

De plus, les déplacements des résidents sur et hors du terrain – qui ne sont autorisés qu’entre 8h et 20h – sont soumis à des contrôles de sécurité via des portillons magnétiques.

Le nouveau « centre fermé contrôlé » de Samos, financé par l’UE, est construit sur un site isolé à six kilomètres de la ville principale de l’île, Vathi. Il peut contenir jusqu’à 3.000 personnes et est équipé d’un système rigide de confinement et de surveillance qui comprend une double clôture en fil de fer barbelé métallique, des caméras en circuit fermé dans tout le centre, et la présence constante de patrouilles de police et de gardes privés, assure Amnesty. moi.

« Ce camp fait plus penser à une prison qu’à un endroit où loger des personnes en quête de sécurité. Il s’agit d’un abus flagrant de l’argent de l’UE et des droits des résidents », a critiqué Adriana Tidona, chercheuse sur les migrations à Amnesty International.

L’organisation a insisté sur le fait que « les personnes résidant dans le camp de Samos sont privées de leur liberté de manière automatique et massive, pour des motifs juridiques opaques et illégitimes, sans pouvoir remettre en cause leur incarcération, pour une durée indéterminée ».

« Comme nous le craignions, les autorités grecques se cachent derrière le concept juridiquement ambigu de ce qu’on appelle des centres à fermeture contrôlée pour priver illégalement de liberté les demandeurs d’asile », a poursuivi Tidona, qui a demandé au gouvernement grec de « retirer d’urgence cette décision et de lever les restrictions imposées aux personnes résidant dans le camp de Samos.

Par ailleurs, a souligné le chercheur, « la Commission européenne doit garantir le respect des droits fondamentaux au sein des installations financées par l’UE ».

Une délégation d’Amnesty International a visité le centre le 22 novembre, cinquième jour des restrictions, et a pu s’entretenir avec certaines des personnes concernées. Le centre de Samos a reçu une aide de 276 millions d’euros accordée par la Commission européenne, et les autorités grecques, qui ont déjà ouvert des centres similaires à Leros et Kros, devraient en ouvrir d’autres à Lesbos et Chios.

À ces restrictions s’ajoute le fait que les demandeurs d’asile à travers la Grèce n’ont reçu aucune aide financière pendant deux mois après sa suspension brutale lorsque la gestion du programme d’aide en espèces financé par l’UE a été transférée du HCR aux autorités grecques. Selon des ONG en Grèce, cela concerne environ 34 000 demandeurs d’asile.

En revanche, depuis octobre 2021, les autorités grecques ont suspendu la livraison de nourriture et d’eau aux réfugiés reconnus et aux demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée, ont dénoncé les ONG.

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