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Bruxelles demande plus de pouvoirs à l’Agence européenne des drogues pour surveiller le trafic illégal de nouvelles substances

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BRUXELLES, 12 janv. (Cinktank.com) –

La Commission européenne a demandé ce mercredi de donner plus de pouvoirs à l’actuel Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) afin qu’il devienne une Agence européenne des drogues permettant un meilleur suivi de l’introduction sur le marché de nouvelles substances nocives par les crime organisé.

Avec cela, Bruxelles souhaite que l’agence renforcée puisse émettre des alertes lorsque des substances illégales très dangereuses arrivent sur le marché communautaire, surveiller l’usage addictif de substances dont la consommation est combinée à des drogues illégales et lancer des campagnes de prévention au niveau communautaire.

« Le trafic de drogue continue d’être le plus grand marché criminel de l’UE. Le trafic de drogue est multinational et alimente la corruption et le meurtre », a déploré la commissaire à l’Intérieur Ylva Johansson, qui a également averti que les gangs sont « de plus en plus experts » dans la production et la distribution de produits interdits. médicaments et substances qui n’ont pas encore été classés mais qui présentent un risque grave pour la santé.

Les changements proposés par l’exécutif communautaire permettront en outre, selon le commissaire, de mieux contrôler les médicaments en développement pour lutter contre les effets nocifs de ces médicaments et de jeter des ponts pour collaborer plus efficacement avec d’autres agences de l’UE, dont Europol ou l’Agence européenne des médicaments (EMA).

La Commission européenne s’inquiète également de la manière dont le crime organisé a pu s’adapter rapidement aux changements imposés par la pandémie de coronavirus, ce qui rend plus urgent pour l’UE de disposer d’informations « claires et actualisées » et des moyens de les analyser. ., a expliqué, pour sa part, la vice-présidente de l’Exécutif communautaire en charge de l’European Way of Life, Margaritis Schinas.

Une autre mesure de la proposition bruxelloise consiste à créer un réseau de laboratoires nationaux de médecine légale et de toxicologie pour promouvoir l’échange d’informations sur les tendances et les nouvelles substances, ainsi que pour soutenir la formation d’experts en médecine légale.

Il préconise également que l’agence européenne puisse développer ses propres campagnes de prévention et de sensibilisation au niveau de l’UE, mais aussi conseiller ou soutenir les États membres dans le développement de campagnes nationales.

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