"La Promesse de l'Aube" et la gloire de ma mère

Critiques
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23.12.2017
Certains auraient sûrement voulu une invitation à pleurer un peu plus en se branlant sur les mots de l'écrivain, et rien ne pourra les empêcher de le faire chez eux.

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Par respect pour Romain Gary et pour le réalisateur Éric Barbier, nous ne nous amuserons pas à comparer "La Promesse de l'Aube" (le film) avec "La Promesse de l'Aube" (le livre). Déjà parce qu'on ne l'a pas lu, ensuite parce que c'est toujours nul de faire ça.


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L'avantage de sortir des critiques après tout le monde, c'est qu'on peut voir les autres avant. Et, stupeur, incompréhension, le film d'Éric Barbier se fait démonter. On ressent, nous qui lui avons trouvé énormément de qualités, un peu le même sentiment que Xavier Beauvois lorsqu'il a découvert notre critique pour "Les Gardiennes". C'est à dire de la stupéfaction, des fourmillements, mais tout de même beaucoup d'Amour.

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Sans te refaire toute l'histoire de Romain "Gary" Kacew, personnage à la vie mouvementée et extraordinaire, profitons-en pour dire l'essentiel : "La Promesse de l'Aube" est une surprise. Belle, puisqu'on en ressort conquis, et forte puisqu'on est passé par plusieurs émotions d'une manière si naturelle qu'elle en est suffisamment rare pour le remarquer. D'ailleurs il est évident que les plus rigides adorateurs de Gary crieront au viol, tant ils ne s'attendaient pas à ce que la puissance de ses mots soit traitée avec autant de légèreté.


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Parce que, au-delà de l'histoire et du rapport exceptionnel qu'entretenait le héros avec sa mère, on nous offre un film drôle. Merci à Charlotte Gainsbourg qui, géniale en mère intrusive et possessive, nous fait penser à la mère de Malcolm (en nuance plus dramatique tout de même). Et merci à Éric Barbier de nous raconter cette histoire sous la forme d'une aventure. Chose qui le rapproche du conte intemporel à la manière du "Forrest Gump" de Robert Zemeckis. Le tout avec des séquences à effets spéciaux qui étonnent par leur qualité vu le temps qu'elles durent.


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Encore une fois, il se pourrait bien que "La Promesse de l'Aube" déçoive. Certains auraient sûrement voulu une invitation à pleurer un peu plus en se branlant sur les mots de l'écrivain, et rien ne pourra les empêcher de le faire chez eux. Pour les autres, comme nous, c'est une belle surprise. Où toute la place à l'écran est bouffée par la prestation de Charlotte Gainsbourg. Où Pierre Niney, moyennement convainquant lorsqu'il est présenté âgé, nous le fait oublier le reste du film. Où le réalisateur a eu l'idée maligne d'utiliser du Max Richter pour alourdir certaines séquences.

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La Promesse de l'Aube
Un film d'Éric Barbier avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Nemo Schiffman, Didier Bourdon, Jean-Pierre Darroussin, Catherine McCormack, Finnegan Oldfield...

rédaction Cinktank