"Le Labyrinthe : le Remède mortel", Fast and Furious au pays des morts-vivants

Critiques
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12.02.2018
Un enchaînement de séquences certes efficaces et pour certaines impressionnantes, mais qui amène à une fin attendue et soulèvent sans beaucoup d'originalité des dilemmes moraux déjà 100 fois éprouvés ailleurs.

Le Labyrinthe : le Remède mortel

Troisième et dernier opus des aventures de Thomas et consorts "Le Labyrinthe : le Remède mortel" marque aussi l’achèvement d’une des sagas les plus intéressantes issues de la littérature Young adulte. Après un premier film surprenant et de qualité, sorte de huis clos à ciel ouvert s'inspirant de "Sa Majesté des mouches", le numéro 2 avait déçu se perdant dans un mix de références et de genres inégalement exploités."Le Remède mortel" bien que supérieur à son prédécesseur, n’égale pas le premier et se complet dans un pur film d’action plus proche d’un "Fast and Furious" que de "28 jours plus tard". Thomas et les "Blocards" se lancent dans une course contre la montre pour sauver leurs amis détenus dans la dernière ville fortifiée contrôlée par "Wicked".


Le Labyrinthe : le Remède mortel

Les scènes se succèdent à un rythme fou laissant peu de répit aux protagonistes et au spectateur. Un enchaînement de séquences certes efficaces et pour certaines impressionnantes, mais qui amène à une fin attendue, avec son lot de pertes dramatiques, et soulèvent sans beaucoup d'originalité des dilemmes moraux déjà 100 fois éprouvés ailleurs. Les questions du passage à l’âge adulte, des notions de responsabilités, de définir la différence entre le bien et le mal en fonction de son propre socle de principes, sont passionnantes quand elles sont traitées sous le prisme de la science-fiction et expliquent en grande partie le succès de ce type de littérature et de leurs adaptations cinématographiques. C’était fin dans "Harry Potter", moins subtil, mais pas inintéressant dans "Hunger Games". Malheureusement, après des bases solidement posées dans le premier opus, "Le Remède mortel" s’avère décevant dans la gestion des conflits qui opposent ses héros.


Le Labyrinthe : le Remède mortel

C’est d’autant plus dommage que la saga avait jusqu’à présent réussie à créer une véritable harmonie entre les différents personnages et encore plus important, réussie à créer de l’empathie pour eux, grâce aussi à un casting au top. Et qui dit empathie, dit intérêt pour les épreuves qu’ils subissent. Une condition scénaristique indispensable, encore plus dans un film qui suit une ligne narrative hyper classique, pour ne pas dire ennuyeuse. Bref, une fin d’aventure trépidante et efficace pour nos héros, mais qui manque de nuances et de profondeur et comblera seulement les aficionados de la première heure, laissant aux autres le plaisir d'un film d'action bien troussé mais tournant à vide.



LE LABYRINTHE : LE REMÈDE MORTEL

De Wes Ball

Avec Dylan O'Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster

Rédaction Cinktank