"The Square" c'est la jolie blague de Toto qu'on te vend comme du Desproges

Critiques
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21.10.2017
Mais le problème de "The Square", ce n'est pas le film. Maitrisé visuellement, avec une mise en scène techniquement très propre (et l'impression de voir une grande pub pour une voiture de luxe). Non, le vrai problème de "The Square", c'est son public cannois et la critique.

Bon bah voilà, "The Square", la dernière Palme d'Or de Cannes, est sorti. Le réalisateur Ruben Östlund est surtout connu pour son "Snow Therapy" et revient cette année avec un projet dans la même veine "humaine". Et quand on dit ça, c'est pas dans le sens humaniste mais plutôt sociologique et scientifique. Ici on dissèque. On met les humains sous cloche et on regarde le chaos qu'il créent tous seuls.


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"The Square" nous embarque dans les coulisses d'une exposition au musée d'Arts Contemporains de Stockholm, pour suivre le conservateur (Claes Bang) et tous ses déboires le temps de l'installation de The Square. Leur nouvelle acquisition artistique. C'est une tragi-comédie où chacun n'est ni bon ni mauvais. Chacun est humain, et donc chacun a sa propre faille qui se révèle à un moment précis.


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Mais le problème de "The Square", ce n'est pas le film. Maitrisé visuellement, avec une mise en scène techniquement très propre (et l'impression de voir une grande pub pour une voiture de luxe). Non, le vrai problème de "The Square", c'est son public cannois et la critique. Car, annoncé comme un brûlot subversif à charge contre la société, on se demande un peu où est la violence. Un peu comme quelqu'un qui te dirait que Gad Elmaleh c'est Desproges tu vois. Mais sûrement que ce public, qui fréquente les vernissages et l'Art Contemporain, s'est reconnu et a du se dire "Ouh la la il nous tape dessus ça fait du bien". Sauf que, les gars, vous n'avez apparemment pas capté que ça fait bien longtemps qu'on se fout de vous comme ça.



On gardera par contre les performances de Claes Bang et Terry Notary. L'un étant un compromis constant entre charisme et faiblesse. L'autre nous offrant la scène la plus forte, malaisante et subversive du film.
Encore une fois, voici un film qui subit son public trop enjoué ou inculte, ne sachant pas faire la part des choses et s'emportant pour un rien. Tout le monde n'est pas Michael Haneke, et on espère que Ruben Östlund, honnête et sincère dans sa démarche, ne souffrira pas de la comparaison après la manière dont "The Square" a été annoncé.


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The Square
Un film de Ruben Östlund avec Elisabeth Moss, Dominic West, Terry Notary...

rédaction Cinktank