"Tout le monde debout", pour nous public

Critiques
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17.03.2018
Et vu comme on aime le Franck Dubosc mythomane, on aurait rêvé pour son premier long-métrage d'une histoire pleine d'aventures. Comme dans ses sketches. Mais il a choisi la voie humble, alors on respecte.

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Quand on lit "Tout le monde debout", les vieux pensent à François Feldman au Téléthon, et les plus jeunes aux Kids United. Il y a là ce retour magnifique de la nature humaine qui, dans un moment d'euphorie, oublie absolument TOUT le travail qu'elle a pu faire sur elle-même pour être compassionnelle et remplie de bonnes intentions.


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On fait tout pour montrer aux handicapés qu'ils sont comme nous, tout en faisant attention à ne pas déraper et puis, on se chauffe, et BIM. On fusille tout. C'est ce qu'a réussi à éviter Franck Dubosc avec son premier film. D'une dimension personnelle surprenante.

Le pitch est balisé. D'une simplicité (au bon sens) telle qu'on s'étonne de ne pas l'avoir déjà vu aux USA. L'histoire d'un homme qui ment pour s'amuser et se retrouve pris à son piège face à une femme pas si débile que ça. L'un préférant ne pas dire la vérité pour ne pas blesser, et l'autre préférant laisser faire pour kiffer un peu la vie. Je veux dire, même si t'es le dernier des enculés, "Tout le monde debout" te tirera quand même loin de tes a priori (Quoi ? Un film de Franck Dubosc ?) pour te faire passer une bonne heure et demi dans la vie d'un quinqua très paumé.


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Un film très personnel donc, et ça se voit déjà par l'humour. Un humour qui n'essaie pas d'être à la mode mais brasse plutôt les thèmes chers à Franck Dubosc depuis son premier spectacle. Ça pourra paraître ringard pour certains, mais c'est très justifié. Personnel aussi dans son personnage, et c'est là où l'acteur, très féminin naturellement, n'arrivera pas à nous faire croire à cette image de grand patron qui mate tout le temps les femmes et profite de la vie. Non. Jocelin (le personnage principal ndlr) c'est Franck, et inversement.


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La suite appartient à Alexandra Lamy. Sans elle, sans toute la force et la dignité qu'elle injecte à son rôle, pas de film. Ou alors un truc bancal et mal fait. Mais elle est là, et elle porte tout.
C'est toujours une digestion de beaucoup de choses, un premier film. Et vu comme on aime le Franck Dubosc mythomane, on aurait rêvé pour son premier long-métrage d'une histoire pleine d'aventures. Comme dans ses sketches. Mais il a choisi la voie humble, alors on respecte. Et on attend le prochain.



Tout le monde debout
Un film de et avec Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Gérard Darmon, Elsa Zylberstein, Caroline Anglade, Laurent Bateau et Claude Brasseur

rédaction Cinktank