"White Gold" ou Le Loup de Wall Street du double vitrage dans l'Angleterre des 80's

Critiques
Audio picto à l'écoute
18.09.2017
Avec un titre d'article pareil, on espère bien que tu vas aller regarder cette mini-série bien fun et cynique.

Pour tous les fans de Gossip Girl (dont l'un des membres de Cinktank fait partie), la série "White Gold" est l'occasion de retrouver Ed Westwick aka Chuck Bass. Pour les autres, c'est l'occasion de voir une série fraîche et drôle, qui marche directement dans les traces du Loup de Wall Street de Martin Scorcese. Le tout sur une bande originale electro-pop-rock des années 80 évidemment réjouissante (Men At Work, Duran Duran, Queen, ABC, Talking Heads, Blondie...)


white-gold

À voir : ANTHONY LASTELLA EST LE YOUTUBER LE PLUS FOU DU MONDE

"White Gold", créée pour BBC Two par Damon Beesley dont on connaissait déjà le talent comique avec "The Inbetweeners", nous plonge donc en 1983 dans la vie de Vincent Swan. Un vendeur de portes et fenêtres en double-vitrage à l'époque où les gens pouvaient racheter leurs logements sociaux et donc les retaper comme ils le veulent. Pour être précis, les conservateurs ont incité puis contraint les collectivités locales à se désengager de leurs foyers publics.
En gros, une énorme politique de privatisation accordant aux locataires du secteur public le droit de se porter acquéreurs de leur logement. Le fameux "Right to Buy" (comme on en parle souvent dans nos soirées d'économistes amateurs). Du coup pendant les années 80 et ce sur 20 ans, plus d'un million d'HLM ont été vendus. Gros marché pour les sous-traitants et autres entreprises d'aménagement intérieur.



Voilà, ça c'était vraiment pour nous la raconter parce que, objectivement, tu t'en bats les couilles. Et c'est bien normal.
"White Gold" suit donc Vincent Swan, vendeurs à la gueule aussi belle que grande. N'hésitant pas à faire des coups de putes à son entourage pour parvenir à ses fins. C'est à dire avoir une belle voiture, une grande maison, du cash, et une femme qui l'aime toujours malgré ses aventures extra-conjugales.


white-gold

white-gold

white-gold

Une vie professionnelle intense, donc, qu'il partage dans le comté de l'Essex avec ses bras cassés de collègues que sont Lavender (Joe Thomas) et Fitzpatrick (James Buckley). Tous deux déjà bien connus grâce à "The Inbetweeners" justement. Et une vie qu'il nous raconte à la manière d'un bon film de Scorcese, c'est à dire avec une voix off constante et des échanges face caméra à la Deadpool ou Malcolm.

À lire aussi : "MOTHER!" LA CRÉATION PAR LA DESTRUCTION


white-gold

Une mini-série de 6 épisodes, et ça passe tout seul. Disponible sur Netflix ou ailleurs (mais nous on est des gens honnêtes).

White Gold
Une série de Damon Beesley avec Ed Westwick, Joe Thomas, James Buckley...

rédaction Cinktank