Accueil Dernières minutes L'International Infirmière abattue par des militants présumés de l’État islamique dans le camp...

Infirmière abattue par des militants présumés de l’État islamique dans le camp d’al-Hol, en Syrie.

336
0

Paris :, 12 janv. (Cinktank.com) –

Une infirmière du Croissant-Rouge kurde a été tuée mardi en fin de journée dans le camp de déplacés d’Al Hol, dans le nord-est de la Syrie, un incident imputé à des membres présumés du groupe djihadiste État islamique.

Des sources citées par l’agence de presse du Nord (NPA) ont déclaré que l’infirmier, identifié comme Basem Muhamad Muhamad, 26 ans, « a été tué par des cellules de l’État islamique dans le camp d’Al Hol ».

Ils ont également souligné que les assaillants « sont entrés (dans l’établissement) en se faisant passer pour d’autres personnes et, après avoir été découverts, ont ouvert le feu « sur Muhamad ». Le Croissant-Rouge kurde a évacué son personnel d’Al Hol.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé à Londres et disposant d’informateurs dans le pays, a indiqué que les assaillants seraient des membres d’une cellule de l’État islamique, ajoutant qu’ils sont entrés à Al Hol avec de faux documents.

Le Conseil démocratique syrien (CDS) – le bras politique des Forces démocratiques syriennes (FDS) – et l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) demandent depuis des années de l’aide pour contrôler la situation dans le camp d’Al Hol et d’autres camps similaires après la chute du « califat » de l’État islamique, pour des raisons tant humanitaires que de sécurité.

La sécurité du camp incombe aux FDS, dont la principale composante est les Unités de protection du peuple (YPG), qui ont protesté à de nombreuses reprises contre le manque de soutien pour faire face à cette situation, marquée par des incidents de sécurité, des attaques et des tentatives d’évasion au cours des derniers mois.

Les FDS, soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, se sont emparées de la ville syrienne de Baghuz (est) en mars 2019, marquant la chute du califat territorial de l’État islamique, qui a ainsi perdu toutes les zones qu’il contrôlait en Syrie et en Irak, après sa défaite en Irak en décembre 2017.

Article précédentLa Russie nie toute relation entre ses manœuvres militaires et les consultations avec l’OTAN
Article suivantLa Russie accuse l’OTAN de créer des « conditions préalables » au conflit en rejetant ses propositions.