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Les potentiels remplaçants de Boris Johnson attendent l’évolution de la crise

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Les ministres des finances et des affaires étrangères apparaissent comme favoris dans une course pour l’instant enterrée

Paris :, 14 janv. (Cinktank.com) –

La pression croissante sur le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a alimenté les spéculations sur une éventuelle démission ou destitution et, en parallèle, sur les noms de la personne qui serait appelée à déménager à Downing Street. Pour le moment, personne ne bouge l’onglet.

L’opposition et même des membres éminents du Parti conservateur ont ouvertement appelé Johnson à démissionner de ses fonctions. Le « premier ministre » s’est pour l’instant limité à s’excuser pour sa présence à une fête en mai 2020, mais de nouvelles polémiques ne cessent de sortir, la dernière autour de certains événements organisés la veille des funérailles du duc d’Édimbourg en avril 2021.

Si Johnson suivait les traces de ses prédécesseurs Theresa May et David Cameron et démissionnait, une course à la succession parmi les conservateurs commencerait, sans qu’il soit nécessaire de convoquer de nouvelles élections. Les « tories » peuvent aussi forcer le départ du premier ministre, avec une motion de censure.

L’ancien ministre des Affaires étrangères Dominic Raab est actuellement vice-Premier ministre, mais « a priori » sa perte de poids politique l’exclut de certains pools qui incluent, à la place, d’autres membres du gouvernement actuel, dont le ministre des Finances Rishi Sunak.

Sunak, 41 ans, fils d’immigrés, est apparu ces derniers mois comme le remplaçant naturel du parti conservateur, mais sa cote de popularité semble avoir chuté ces derniers temps, notamment auprès des dirigeants « conservateurs » qui auront entre les mains la décision finale sur le futur premier ministre, selon le journal ‘The Guardian’.

Quelque 46% des électeurs conservateurs pensent que Sunak fera mieux que Johnson, selon un sondage YouGov publié la semaine dernière. Seuls 16% pensent qu’il gouvernera moins bien que le Premier ministre et 30% pensent qu’il n’y aura pas de changements significatifs.

Le sondage place également Sunak comme le favori pour remplacer Johnson, avec un niveau de soutien de 33 %, sept points au-dessus de la secrétaire aux Affaires étrangères Liz Truss. Pourtant, le chef de la diplomatie britannique devance Sunak dans une autre étude publiée fin décembre par le site conservateur Home, avec 23 % contre 20 % pour le chef des Finances.

En fait, les analystes et les médias s’accordent à dire que Truss se négocie à la hausse dans cette course enterrée par la succession. Le ministre des Affaires étrangères, ancien défenseur de la permanence du Royaume-Uni dans l’Union européenne, est désormais le principal responsable de la négociation des relations avec le bloc communautaire et tient un discours sur les libertés, le patriotisme et le commerce qui plaît à certains secteurs conservateurs.

Sunak et Truss sont les principaux favoris d’une liste qui comprend également les noms du ministre de la Santé, Sajid Javid, de l’Intérieur, Priti Pattel, des Affaires, Kwasi Kwarteng, ou de l’Éducation, Nadhim Zahawi, entre autres. Il y a aussi des députés, comme Penny Mordaunt, Steve Baker et surtout Jeremy Hunt.

Ce dernier, ancien ministre des Affaires étrangères, était le principal rival de Johnson lors des dernières primaires. Il a été clairement battu lors du vote final, mais personne ne le considère comme écarté après avoir réussi à rester sous la tutelle de Johnson pendant ces années et à être scrupuleusement fidèle à la direction actuelle.

Hunt est répertorié comme le troisième candidat le plus nommé dans le sondage YouGov, avec 8%, et cinquième dans le sondage conservateur Home, derrière Mordaunt et Baker.

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