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L’Espagne et plusieurs pays européens dénoncent les nouvelles constructions d’Israël dans les colonies palestiniennes

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Le porte-parole des affaires étrangères de l’UE appelle Israël à « cesser toute activité de colonisation » à Jérusalem.

L’envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient met en garde contre les « approches fragmentaires », mais qualifie la rencontre Gantz-Abbas de positive.

Les ministères des affaires étrangères de l’Espagne, de l’Allemagne, de la France et de l’Italie ont exprimé mercredi leur « profonde inquiétude » face à la décision d’Israël de construire des « centaines » de nouvelles unités de logement dans plusieurs colonies de Jérusalem-Est, car elles constituent un nouvel obstacle à une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Dans une déclaration commune, les quatre pays européens ont déploré que les nouvelles constructions dans les colonies de Givat Hamatos et Har Homa non seulement « déconnecteraient davantage la Cisjordanie de Jérusalem-Est », mais représenteraient également « une menace directe pour la viabilité d’un futur État palestinien ».

« Les colonies israéliennes constituent une violation flagrante du droit international et font obstacle à une paix juste, durable et globale entre Israéliens et Palestiniens », ont-ils rappelé.

De leur côté, l’Espagne, l’Allemagne, la France et l’Italie ont exprimé leur « profonde » préoccupation face aux derniers incidents survenus dans le quartier de Shaykh Kharra à Jérusalem-Est, où une vingtaine de militants ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’empêcher la démolition de la maison d’une famille palestinienne.

« Nous demandons instamment au gouvernement israélien d’arrêter définitivement les procédures d’expulsion et de démolition à Jérusalem-Est, ainsi que dans la zone C, car elles contribuent à alimenter les tensions dans la région », ont-ils exigé.

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Le porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, Peter Stano, a fait référence aux nouvelles constructions dans les colonies – plus de 1 450 maisons – et a exhorté Israël « à ne pas poursuivre ce plan qui compromettrait davantage la possibilité que Jérusalem soit la future capitale des deux États ». Elle a demandé à Israël de « cesser toute activité de colonisation ».

« La possibilité de nouvelles expulsions de familles palestiniennes des maisons dans lesquelles elles vivent depuis des décennies dans les quartiers de Jérusalem de Shaykh Kharra et de Silwan risque d’attiser les tensions sur le terrain et contribue à la tendance inquiétante d’un nombre croissant de démolitions et d’expulsions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est », a-t-il déclaré.

Enfin, il a souligné que « l’expansion des colonies, les démolitions et les expulsions sont illégales au regard du droit international », et a réaffirmé que ces actions « exacerbent les tensions, menacent la viabilité de la solution à deux États et réduisent les perspectives d’une paix durable ».

« L’UE est prête à apporter son plein soutien aux parties afin d’ouvrir la voie à la relance du processus de paix dès que possible », a-t-il conclu, selon un communiqué de presse du Bureau des affaires étrangères de l’Union européenne.

Shaykh Kharra a été le théâtre d’importantes tensions ces derniers mois en raison des plans d’expulsion des autorités israéliennes, dénoncés par l’Autorité palestinienne et les militants comme faisant partie d’un processus d’expulsion des résidents palestiniens de Jérusalem.

Les tensions ont atteint leur paroxysme en mai 2021, lorsque des manifestations et des émeutes ont éclaté en raison d’un plan d’expulsion dans la zone qui, à la suite d’incidents sur l’Esplanade des Mosquées, a entraîné des jours de combats entre Israël et le Mouvement de la résistance islamique (Hamas).

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AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

L’envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, a averti, lors d’une session devant le Conseil de sécurité des Nations unies, que les « approches fragmentaires » et les « demi-mesures » ne feront que permettre au conflit de s’intensifier.

« Sans une perspective réaliste de mettre fin à l’occupation et de réaliser une solution à deux États, ce n’est qu’une question de temps avant que nous ne soyons confrontés à un effondrement dangereux et irréversible et à une instabilité généralisée », a-t-il déclaré.

Il a toutefois fait remarquer qu’il était positif que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le ministre israélien de la défense Benny Gantz se soient rencontrés le 28 décembre, ainsi que la décision d’Israël de mettre à jour l’enregistrement de quelque 9 500 Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

« Se félicitant de ces mesures et de l’engagement continu à haut niveau, (Wennesland) a exhorté les deux parties à élargir leur coopération pour inclure les questions politiques sous-jacentes. Dans le même temps, il s’est dit préoccupé par la situation budgétaire désastreuse de l’Autorité palestinienne et a appelé à des réformes politiques et économiques qui garantiraient son bon fonctionnement et renforceraient la confiance des donateurs », a-t-il déclaré, selon un communiqué de l’ONU.

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