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L’Inde rejette les allégations de l’ONU concernant les violations des droits de l’homme au Cachemire.

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Paris :, 2 déc. (Cinktank.com) –

Les autorités indiennes ont rejeté jeudi les accusations du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme concernant une violation des libertés et des droits de l’homme dans le Cachemire sous contrôle indien, à la suite de l’arrestation d’activistes et de défenseurs des droits de l’homme tels que Khurram Parvez, un critique du gouvernement indien qui a été accusé de terrorisme.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Arindam Bagchi, a déclaré dans un communiqué que ces déclarations étaient « sans fondement et infondées » et qu’elles témoignaient d’une « incompréhension totale » des rouages et des défis auxquels l’Inde est confrontée dans la région.

M. Bagchi a également indiqué que les références de l’agence des Nations unies démontrent un « parti pris évident de la part de l’agence des Nations unies ». « En tant que pays démocratique fortement engagé dans la protection et la promotion des droits de l’homme de ses citoyens, l’Inde a pris les mesures nécessaires pour contrer le terrorisme à la frontière », a-t-il déclaré.

Il a déclaré que des lois telles que l’Unlawful Activities Prevention Act (UAPA), qui a été fortement critiquée par l’ONU, ont été adoptées dans le but de « protéger la souveraineté de l’Inde et d’assurer la sécurité de ses citoyens ». « Les arrestations conséquentes ont été effectuées en vertu de cette loi », a-t-il déclaré.

« Les autorités indiennes agissent contre toute violation de la loi et non contre un exercice légitime des droits. Toutes ces actions sont menées conformément au cadre juridique, nous demandons donc à l’agence des Nations unies de comprendre l’impact négatif du terrorisme sur les droits de l’homme », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rupert Colville, a déclaré mercredi que l’ONU était « profondément préoccupée » par l’arrestation de militants et de défenseurs des droits de l’homme comme M. Parvez.

À cet égard, il a rappelé qu’en 2016, il avait déjà été arrêté en vertu de la loi sur la sécurité publique et avait passé deux mois et demi en détention après avoir été empêché d’assister au Conseil des droits de l’homme à Genève.

Il a ensuite été libéré lorsque la Haute Cour de Jammu-et-Cachemire a jugé que sa détention était illégale. « L’UAPA donne aux autorités le pouvoir de désigner des individus et des organisations comme terroristes sur la base de critères vagues et contient des définitions vagues de ce qui constitue un acte terroriste », a dénoncé M. Colville.

M. Colville a également déploré l’augmentation des exécutions extrajudiciaires commises par des groupes armés dans la région. « Des enquêtes rapides, approfondies, transparentes, indépendantes et efficaces doivent être menées sur tous les meurtres de civils, et les familles doivent être autorisées à faire le deuil de leurs proches et à demander justice », a-t-il déclaré.

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