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L’Iran affirme qu’il n’y a « aucun lien » entre le remboursement de la dette et la libération de deux Iraniens britanniques.

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Souligne que Zaghari-Ratcliffe et Ashouri ont été libérés « après que leurs peines ont été commuées en vertu de la clémence islamique et pour des raisons humanitaires ».

Paris :, Mar. 17. (Cinktank.com) –

Le gouvernement iranien a assuré jeudi qu’il n’y a « aucun lien » entre le paiement d’une dette par le gouvernement britannique et la décision prise mercredi de libérer deux Britannico-Iraniens emprisonnés dans le pays, Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anoosheh Ashouri, qui sont arrivés aux premières heures du matin sur le sol britannique après une escale à Oman.

Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Said Khatibzade, a confirmé que Londres a réglé une dette de 400 millions de livres (environ 473 millions d’euros) qu’elle devait depuis quatre décennies. Londres avait fait valoir que les sanctions imposées à l’Iran empêchaient le paiement du remboursement des fonds versés pour l’achat de chars de combat Chieftain avant la révolution islamique de 1979, qui n’ont jamais été livrés.

« Je réaffirme que l’Iran n’a pas fait marche arrière sur les droits du peuple iranien », a déclaré M. Jatibzadé, qui a noté que l’appareil judiciaire a approuvé la libération de Mme Zaghari-Ratcliffe et de M. Ashouri après avoir « commué leurs peines en vertu de la clémence islamique et pour des raisons humanitaires », selon un communiqué publié par le ministère iranien des Affaires étrangères sur son site Internet.

À cet égard, elle a souligné que « du point de vue de l’Iran, il n’y a aucun lien entre le paiement par le Royaume-Uni de sa dette et la libération de ces prisonniers ». « L’Iran et le Royaume-Uni ont conclu un accord sur la dette l’été dernier et ont signé un document à cet effet, mais malheureusement le gouvernement britannique a refusé d’honorer cet accord », a-t-il déclaré.

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M. Jatibzadé a souligné que l’accord avait été conclu « malgré les obstacles du côté britannique » et a critiqué le « refus de Londres d’envoyer l’argent sous divers prétextes, y compris les sanctions ». « C’est une réalisation essentielle qui s’est concrétisée ces derniers jours », a-t-il conclu.

La ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, a déclaré mercredi à la BBC que la dette est « légitime » et que les autorités britanniques « étudient les moyens de la rembourser ». Elle a souligné que la libération de Zaghari-Ratcliffe et des autres détenus « est une priorité absolue » pour Londres.

Mme Truss a elle-même déclaré jeudi, après l’arrivée des deux hommes libérés au Royaume-Uni, que Morad Tahbaz, qui possède la double nationalité britannique et américaine, a été libéré de prison, bien qu’il n’ait pas l’autorisation de quitter le pays pour le moment, ce qui a été confirmé par M. Jatibzadé.

Mme Zaghari-Ratcliffe, 44 ans, collaboratrice de la Fondation Thomson Reuters, a été libérée sur parole en mars après avoir purgé cinq ans de prison pour conspiration et espionnage. Toutefois, peu de temps après, elle a été inculpée de nouvelles charges de propagande contre la République islamique pour avoir participé en 2009 à une manifestation devant l’ambassade d’Iran à Londres et fait des déclarations au service farsi de la BBC.

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Parallèlement, l’homme d’affaires Anoosheh Ashouri a été arrêté en août 2017 alors qu’il se rendait dans le pays pour rendre visite à sa mère et a été condamné en 2019 à douze ans de prison pour espionnage au profit d’Israël et corruption.

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