Accueil Dernières minutes L'International L’OTAN propose à la Russie de poursuivre le dialogue pour une solution...

L’OTAN propose à la Russie de poursuivre le dialogue pour une solution à la crise sécuritaire en Europe

34
0

Il propose de réduire les tensions et de limiter le déploiement de missiles dans une négociation sans conditions préalables

BRUXELLES, 12 (Cinktank.com)

L’OTAN a proposé ce mercredi à la Russie de poursuivre le dialogue à travers un calendrier de réunions à court terme qui facilitera une sortie de crise sécuritaire en Europe, après que l’importante concentration militaire russe a déclenché des alarmes sur une éventuelle agression contre l’Ukraine.

Cela a été confirmé par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à l’issue de la réunion du Conseil OTAN-Russie qui a réuni les 30 alliés et Moscou, dans un premier temps pour réduire les tensions qui ont marqué les derniers mois après le déploiement de des dizaines de milliers de soldats russes.

Stoltenberg a reconnu que la réunion « n’a pas été facile » et malgré les « différences importantes » il a défendu de lui donner une continuité avec un « calendrier » pour avancer des propositions concrètes. Lors de la réunion, la délégation russe n’a pas donné de réponse à cette offre, même si elle ne l’a pas rejetée non plus, comme l’a expliqué le chef politique de l’OTAN lors d’une conférence de presse.

Sur un ton constructif, l’ancien Premier ministre norvégien a indiqué que les prochains cycles de dialogue devraient se concentrer sur la manière d’accroître la transparence des manœuvres de la Défense, d’éviter les incidents militaires et de réduire les cybermenaces. Plus précisément, Stoltenberg a mis le contrôle des armements, le désarmement nucléaire et la limitation réciproque des missiles sur la table comme des questions à explorer lors de futures réunions avec les autorités russes.

En outre, il a défendu le rétablissement des canaux de communication, assurant que la prochaine étape sera la réouverture du bureau de l’OTAN à Moscou et de la délégation russe auprès de l’Alliance atlantique, une étape qui facilitera les contacts dans le cadre de la nouvelle ère de dialogue. qu’il entend inaugurer.

L’OTAN REFUSE DE MODIFIER SA POLITIQUE D’ELARGISSEMENT

Au cours de la réunion, l’Alliance atlantique a rejeté les demandes russes de garantir que l’Ukraine et la Géorgie ne rejoignent pas l’OTAN, ce qu’elle considère comme une décision du pays candidat et des alliés. En aucun cas l’organisation militaire ne compromettra les principes fondamentaux de la sécurité européenne car chaque pays choisit sa politique étrangère et ses alliances, a indiqué son secrétaire général.

Interrogé sur la possibilité d’un conflit armé, Stoltenberg a reconnu qu’il existe un « risque réel » du déploiement militaire russe à la frontière ukrainienne, réitérant qu’une agression contre l’Ukraine entraînerait un coût « sévère » et serait une « erreur stratégique ».  » pour la Russie. .

En tout cas, il a évité de poser des conditions à Moscou pour poursuivre le dialogue. Bien qu’il ait appelé à apaiser les tensions en Ukraine et à retirer les troupes de Géorgie et de Moldavie, il n’a pas lié ces étapes aux prochains cycles du dialogue. « Nous sommes prêts à nous asseoir. Pour enregistrer de sérieux progrès et parvenir à un accord qui fasse la différence, nous devons assister à une désescalade », a en tout cas insisté l’homme politique norvégien.

LA RUSSIE NE S’ENGAGE PAS ENCORE AU DETARTRAGE

Du côté des États-Unis, la secrétaire d’État adjointe, Wendy Sherman, a regretté dans des déclarations à la presse qu’au cours de la réunion les représentants russes ne se soient pas engagés à désamorcer la situation en Ukraine.

Selon lui, la réduction des tensions est essentielle pour que le dialogue proposé par l’OTAN porte ses fruits, même si, comme Stoltenberg, il a évité de poser les conditions pour renouer avec Moscou.

« Il est difficile pour le dialogue et la diplomatie de réussir lorsque vous gardez 100 000 soldats à la frontière, effectuez des exercices et des règnes de propagande. Cela rend les choses difficiles. Si la Russie veut suivre la voie diplomatique, elle doit se désamorcer », a-t-il souligné. .

Article précédentLuis Rubiales : « L’Espagne doit s’ouvrir au monde, montrer ce que nous avons ».
Article suivantL’OSCE exhorte les autorités du Kazakhstan à garantir la liberté de la presse malgré les protestations