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L’UE resserre les rangs avec la Russie et demande la baisse des tensions et l’ouverture au dialogue, sans exclure des sanctions

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BRUXELLES, le 14 janvier (EUROPE PRESS) –

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont approuvé ce vendredi une position commune face à la menace militaire de la Russie contre l’Ukraine, exigeant qu’elle baisse les tensions et s’assoit pour discuter, sans exclure de nouvelles sanctions si Moscou attaque son voisin.

Lors de la réunion informelle de Brest, en France, les ministres des Affaires étrangères ont resserré les rangs face à la situation en Ukraine, où le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes a déclenché l’alarme sur une éventuelle agression.

La position commune se compose de dix points et rejette d’emblée l’intention du Kremlin de modifier l’ordre sécuritaire en Europe. Les Vingt-sept s’opposent à la « construction de sphères d’influence en Europe » par la Russie après avoir exigé des garanties que des voisins comme l’Ukraine et la Géorgie ne rejoignent pas l’OTAN.

« Vous ne pouvez pas réécrire l’histoire, ni revenir en arrière », a déclaré le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell, lors d’une conférence de presse, faisant référence aux exigences russes.

De même, les États membres ont appelé la Russie à désamorcer les tensions à la frontière ukrainienne et à montrer leur soutien à la voie du dialogue ouverte cette semaine avec les États-Unis, l’OSCE et l’OTAN.

LA RUSSIE ÉCHOUE DANS SA TENTATIVE DE DIVISER L’UE

Borrell a souligné que la Russie tentait « d’ignorer et de diviser l’UE », après qu’elle n’a pas été présente en tant que telle dans les pourparlers, mais a souligné la coordination de ces derniers jours avec Washington avec « plus d’une centaine de contacts ».

« La Russie cherche à nous diviser mais a échoué, nous avons un front commun », a-t-il souligné après le décalogue convenu entre les partenaires européens, soulignant que l’UE a été incluse avant, pendant et après les contacts avec Moscou.

En tout état de cause, en cas d’attaque russe contre Kiev, Borrell a indiqué que les pays sont attachés à la défense de l’Ukraine et réitère que toute agression aura un « coût important » pour la Russie, car elle entraînera des sanctions coordonnées de la part de l’UE et d’autres partenaires internationaux.

Les Vingt-sept n’excluent pas les sanctions et insistent sur le fait qu’ils travailleront pour être prêts à l’évolution de la crise ukrainienne, mais, en défense du dialogue, ils tendent la main pour travailler sur des mécanismes permettant d’accroître la transparence sur les manœuvres militaires et de générer plus de confiance. entre Russes et Européens.

Le décalogue reprend les éléments de base que l’UE défend sur l’ordre sécuritaire, sans remettre en cause le dialogue avec Moscou, finalement le voisin le plus grand et le plus puissant de l’Europe, qui continue d’être clé pour le bloc.

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