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L’UE se rendra au sommet des démocraties de Biden sans position commune en raison du blocus de la Hongrie, qui n’est pas invitée

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BRUXELLES, 3 déc. (Cinktank.com) –

L’Union européenne participera au sommet sur la démocratie organisé par les États-Unis les 9 et 10 décembre, bien qu’elle ne puisse pas apporter de contributions au niveau européen en raison du blocus maintenu par la Hongrie, le seul État membre non invité à l’événement.

La décision de Joe Biden de laisser le gouvernement de Viktor Orban en dehors de la réunion a suscité une controverse au sein de l’UE, Budapest ayant tenté de boycotter la présence des représentants des 27.

Finalement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil, Charles Michel, participeront au nom de l’UE, selon des sources européennes, même si le fait que le bloc n’ait pas de position commune pèsera sur sa contribution au forum.

La position de la Hongrie empêche Michel de parler au nom de l’UE-27, car il s’agit d’une question de politique étrangère qui requiert l’unanimité de tous les États membres de l’UE. « Sans consensus, il est clair qu’ils ne peuvent pas apporter de contributions communes à l’UE », ont déclaré les mêmes sources.

Cependant, différentes sources diplomatiques insistent sur le fait que les dirigeants des institutions européennes ont une marge de manœuvre et qu’ils concentreront leurs discours sur les positions déjà convenues pour promouvoir la démocratie. On s’attend donc à ce que Michel prenne la parole lors du sommet et mentionne les mesures déjà approuvées par les Vingt-sept, y compris la Hongrie.

La liste des invités de M. Biden pour la réunion des démocrates à Washington n’est pas sans susciter la controverse, car elle comprend tous les membres de l’Union européenne, à l’exception de la Hongrie. La Pologne, dont le gouvernement s’est récemment opposé à Bruxelles et a été mis en cause pour son respect des droits de l’homme.

Au total, les États-Unis ont invité 110 pays à la conférence, dont Taïwan, qui a provoqué des frictions avec la Chine. D’autres alliés traditionnels de Washington, tels que l’Égypte, le Maroc et la Turquie, ainsi que des puissances comme la Russie et la Chine, ont été écartés de la liste.

Ces derniers mois, Budapest a été critiquée pour sa dérive antidémocratique, notamment pour les doutes qu’elle a fait naître sur l’État de droit et les droits et libertés fondamentaux. La Commission européenne a menacé de geler le versement des fonds européens.

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