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Un tribunal américain ordonne aux FARC de verser 36 millions de dollars de dommages et intérêts au fils d’Ingrid Betancourt

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Paris, 13 janv. (Cinktank.com) –

Un tribunal américain a ordonné jeudi à la défunte guérilla des FARC de verser 36 millions de dollars (31 millions d’euros) à Lawrence Delloye, le fils d’Ingrid Betancourt, pour les dommages causés pendant les six années où sa mère a été retenue en otage par le groupe armé.

Delloye, qui est un citoyen américain, a intenté un procès en 2018, alléguant que la défunte guérilla aurait violé les lois antiterroristes américaines qui permettent aux victimes de demander une compensation financière pour les dommages subis. Un juge de Pennsylvanie a confirmé les arguments de la défense selon lesquels le fils de Mme Betancourt a souffert d’un stress émotionnel grave pendant la période de captivité de sa mère, entre 2002 et 2008.

L’action en justice comprend quatorze noms de l’organisation, dont celui de Luciano Marín Arango, alias « Iván Márquez », l’actuel chef de Segunda Marquetalia, l’un des dissidents actuels des FARC. Cependant, on ne sait pas comment M. Delloye pourra accéder à ces fonds, car ni les anciens guérilleros ni aucun de leurs anciens membres n’ont d’actifs aux États-Unis, rapporte le journal « El Tiempo ».

Le cas de Delloye est très similaire à celui des trois entrepreneurs américains Keith Stansell, Marc Gonsalves et Thomas Howes, enlevés par les FARC, auxquels un juge de Floride a donné raison en 2012 en ordonnant à la guérilla alors active de les indemniser à hauteur de 318 millions de dollars (277 millions d’euros) pour les dommages qu’elle leur a causés lors de leur enlèvement.

La sentence n’a pas pu être exécutée, cependant, les États-Unis ont approuvé en 2018 un amendement avec lequel les victimes pourraient accéder à ces fonds de manière indirecte par le biais de fonds confisqués à des personnes associées à ces groupes armés dont les avoirs sont gelés par Washington, comme c’est le cas de l’homme d’affaires Samark López, pointé comme un possible homme de paille pour le chavisme et qui, en 2017, a été inclus dans la liste dite Clinton pour ses liens présumés avec le trafic de drogue.

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