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Un tribunal égyptien condamne à nouveau le dirigeant en exercice des Frères musulmans à la prison à vie

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Paris :, 19 déc. (Cinktank.com) –

Un tribunal pénal du Caire a de nouveau condamné, cette fois à la prison à vie, l’actuel dirigeant par intérim des Frères musulmans, Mahmoud Ezzat, à des accusations de collaboration avec le mouvement islamiste palestinien Hamas pour la diffusion d’informations relatives à la sécurité nationale.

Cette condamnation s’ajoute à celles prononcées contre l’organisation depuis l’arrivée au pouvoir en 2013 du militaire à la retraite Abdelfatá al Sisi, qui a depuis lors persécuté sans pitié l’organisation et ses membres, à commencer par l’ancien président Mohamed Mursi, aujourd’hui décédé, renversé par un coup d’État mené par al Sisi.

Ezzat, qui est devenu guide suprême par intérim après l’arrestation de son prédécesseur, Mohamed Badie, a été arrêté en août 2020 dans la banlieue de la capitale, Le Caire, et a été condamné par contumace à deux peines de mort pour plusieurs affaires, notamment l’organisation d’une émeute dans une prison en 2011 pendant le « printemps arabe » et l’espionnage pour le Hamas.

Ezzat ayant été condamné par défaut ou par contumace pour ce dernier cas, la loi égyptienne exige un nouveau procès, comme le rappelle le quotidien égyptien « Al Ahram », qui s’est soldé à cette occasion par une condamnation à la prison à vie pour ce cas, une peine qui prévoit un minimum de 25 ans de prison pour le dirigeant de 77 ans.

Ce verdict peut faire l’objet d’un recours devant la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire du pays.

Quelques mois après le renversement de M. Mursi, les nouvelles autorités ont déclaré que les Frères musulmans, l’une des plus grandes organisations islamiques au monde, étaient un groupe terroriste, ce qui a accru la pression exercée sur le groupe, ses membres et ses partisans.

Cette campagne, qui vise également les militants de l’opposition, s’est soldée jusqu’à présent par des milliers d’emprisonnements et de condamnations pour divers chefs d’accusation lors de procès dénoncés par des ONG internationales pour leur manque de transparence.

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